PRÉSENTATION DE LA MCD
L’association Maison commune de la décroissance a pour objet de faire connaître la décroissance et s’attache à construire une philosophie politique et un mouvement politique en cohérence avec cet objet. La décroissance, trajet vers des sociétés écologiquement soutenables, socialement décentes et démocratiquement organisées, passe par la baisse de l’extraction, de la production, de la consommation, et des déchets. L’association élabore un projet et des propositions politiques qui organisent démocratiquement la décroissance.
Il s’agit de faire ouvrage collectivement afin que les débats politiques soient l’occasion de construire une pensée décroissante qui puisse être à la fois portée et défendue collectivement, et argumentée et nuancée individuellement, parce qu’elle aura été coconstruite et partagée.
Méthodologiquement, pour prétendre être aujourd’hui un think-tank, un laboratoire bouillonnant où s’invente et se consolide la décroissance commune, la MCD s’appuie sur l’image d’un « commun » comme noyau philosophique (caractérisé par une définition, un fondement, des objectifs et des mobiles) autour duquel toutes les discussions qui restent ouvertes sont vues comme des rayons convergents mais qui peuvent (pour certains) être diamétralement opposés. Au sein de ce commun, la MCD porte la voix de la décroissance sociale : celle qui privilégie la défense de la vie sociale et la décroissance des inégalités.
Composée de militant-es chercheur-es, l’association incarne une véritable stratégie d’interface entre le monde politique et le monde académique et militant : ni coupée du réel et de l’implication politique, ni dans le refus de toute théorisation et conceptualisation de la pratique.
BILAN 2023
L’année 2023 pour la MCD a été notamment marquée par le passage d’association classique à association employeuse, ce qui a entraîné, en plus d’une charge administrative conséquente, des ajustements organisationnels, d’objectifs, de stratégies dans la communication et les partenariats… Cela a permis de renforcer les trajectoires déjà entamées deux auparavant de consolidation du réseau, de plaidoyer politique et de production du corpus commun à la décroissance.
→ Animation et développement du réseau
- Trois conférences lors des Universités des Mouvements Sociaux avec les Amis de la terre (AT) France, Attac, le mouvement Utopia, Sud-Energie.
- Participation active à la conférence internationale de la décroissance à Zagreb et à l’Assemblée constitutive de l’International Degrowth Network (IDN), élection au « european circle » et au « general circle » de l’IDN.
- Présence à la conférence Beyond Growth au Parlement européen et à l’Agora de la décroissance dans l’optique d’établir de futurs partenariats.
- Organisation des rencontres de la MCD en partenariat avec l’Observatoire de la Post-Croissance et de la Décroissance.
- Entrée au CA du Collectif d’Associations Citoyennes.
- Rencontres avec Génération Écologie, AlterKapitae, Les AT, pour consolider les partenariats décroissants.
→ Productions d’analyses et de propositions
- 56 articles rédigés sur le site, soit un peu plus d’un par semaine. Colportage politique du livre de la MCD « La décroissance et ses déclinaisons. Pour sortir des clichés et des généralités » par de nombreuses conférences et interventions radiophoniques.
- Lors du débat national et des mobilisations sur les retraites, nous avons mis en avant une proposition de retraite inconditionnelle à montant unique : tribunes parues dans Le Monde, Politis, Regards, sur le site de l’Institut Momentum, un Dossier retraite sur notre site.
- Organisation des (F)estives 2023 de la décroissance : « La décroissance, solution politique ».
→ Portage & plaidoyer
- Nombreuses conférences : Vignerons engagés (mars), Festival colibris (avril), inauguration du colloque Polémos (mai, par vidéo, au Canada), interventions à Décroissance, le festival (juillet), 3 interventions en table-rondes sur « décroissance et musiques actuelles » (printemps-été), 3 conférences à l’université des mouvements sociaux et des solidarités (août), intervention au Club Prospective de l’ADGCF (septembre), intervention à la conférence internationale de la décroissance à Zagreb (septembre), conférence à la foire aux courges de Pédernec (octobre).
- Trois entretiens médiatiques sur la décroissance : Marianne, Low-Tech Journal, France 3 Gers.
- Formation à la décroissance à des jeunes en service civique à Uniscités Orléans, (novembre).
- Plaidoyer en faveur de la décroissance au sein de l’association de traction animale Hippotese autour de la question « Comment politiser votre projet associatif ? ».
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Faire état de l’évolution du contexte: ce qui a changé dans votre environnement politique, juridique, institutionnel, social (ex. nouvelle loi au niveau national ou européen, changement de gouvernement, …) et quelles incidences sur votre activité.
Ce qui a changé au niveau politique
- Les attaques de la droite libérale et de l’extrême-droite auprès de la décroissance se multiplient : on entend de plus en plus des hommes et des femmes politiques assurer « qu’ils ne veulent pas de la décroissance », que ça sera « tout sauf la décroissance » etc., des discours qui entretiennent la confusion sur les idées portées par le mouvement décroissant et font polémique au lieu d’engager des controverses de fond.
- D’un autre côté en France, seul un parti très minoritaire a fait de la décroissance « son drapeau » : Génération Écologie, mené par Delphine Batho, ancienne ministre de l’écologie sous François Hollande et actuellement députée des Deux-Sèvres et, qui, malgré sa relative visibilité lors des primaires écologistes pour la présidentielle de 2022, ne constitue pas un poids lourd politique. Il est important de souligner que ce parti travaille à asseoir la décroissance dans le champ politique français depuis maintenant deux ans, et qu’il est conscient qu’il a encore beaucoup de travail idéologique et de propositions à mener.
- L’initiative confidentielle de « décroissance-élections » qui présente quelques candidat.es aux législatives et européennes : nous avons auparavant largement fourni du contenu, mais leurs dérives idéologiques que nous dénonçons ne permette plus ce partenariat. Cette expérience nous a renforcés dans le besoin politique d’un cadre idéologique robuste ; car, sinon, la décroissance risque d’aimanter plus les rancœurs et les ressentiments que les constructions et les propositions.
Ce qui a changé au niveau institutionnel :
- Ces changements sont un peu plus anciens mais leur dynamique avait été interrompue par le Covid : c’est donc seulement en 2023 que le colloque européen « Beyond Growth » a pu voir le jour au sein du Parlement européen : ce colloque a réuni des élus européens importants et des universitaires travaillant dans le champ des « post-growth studies » et plus rarement des « degrowth studies » : institutionnellement on peut à la fois noter une symbolique forte (le lieu, le sujet etc.) mais aussi une ambition de ne pas aborder la question de la décroissance, voire de l’euphémiser en parlant uniquement de post-croissance.
Ce qui a changé au niveau social :
- Ces trois dernières années, alors que la Maison commune de la décroissance était la seule association nationale à œuvrer pour la décroissance en France (en-dehors du projet éditorial du journal « La Décroissance ») nous avons vu les initiatives se multiplier : l’Observatoire de la Post-croissance et de la décroissance (OPCD) que nous avons cofondé que nous animons activement, AlterKapitae etc, Décroissance le festival.
- La parution du livre de Timothée Parrique « Ralentir ou périr ? L’économie de la décroissance » a eu un succès éditorial et médiatique important (plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires vendus et de nombreuses interventions lors d’émissions de « grande écoute »,) ce qui est une première pour un livre d’économie sur un tel sujet et témoigne d’une écoute élargie : de notre côté les sollicitations en termes de conférences et d’interviews ont parallèlement augmenté.
- La décroissance internationale, après plusieurs années de réflexion tente de structurer un réseau, le « International Degrowth Network » depuis l’Assemblée de Zagreb et nous avons rejoint ce réseau.
- Le mouvement des alternatives concrètes est toujours puissant, mais les alternatives s’additionnent les unes aux autres sans pour autant provoquer un changement de système (ce que défend la théorie de l’essaimage) : certaines voix internes (comme celle de l’Atelier Paysan) commence à évoquer le manque de politisation de ces initiatives.
- Les anciennes structures décroissantes continuent d’exister en France (décroissance Île de France, le journal la Décroissance…) en Belgique (le mPoc s’est réduit à décroissance-Liège) en Suisse (journal Moins), mais si nous partageons une histoire et certains fondements politiques (notamment technocritiques, convivialistes…) les positions sur le Covid, sur la guerre en Ukraine et sur l’immigration dressent une ligne de partage entre nous et « ces anciens de la décroissance». D’autre part, nous nous opposons également aux visions politiques effondristes ou collapsologistes, même de proches (l’Institut Momentum…). D’une façon générale, nous nous tenons plutôt à distance de toutes les variantes d’une décroissance involontaire et subie comme une contrainte : nous préférons mettre en avant une décroissance faisable, désirable et surtout acceptable.
Les conclusions que nous en tirons sont :
- Malgré le développement récent des initiatives décroissantes et une présence accrue dans les médias comparées aux 15 dernières années, le mouvement politique pour la décroissance reste toujours brouillardeux et au stade de la nébuleuse. En partie, parce que les milieux académiques favorables à la décroissance ont plutôt tendance à s’inscrire dans des niches universitaires qu’à oser vraiment s’engager dans une mutualisation de leurs analyses.
- Pour sortir de cet état, il faut travailler à découvrir et à élaborer un cadre politique commun à ce mouvement : une visibilité accrue sans base commune n’est pas une bonne nouvelle : c’est un danger pour notre mouvement car cela le rend illisible et perméable à toutes les infiltrations nauséabondes ainsi qu’aux attaques de nos adversaires politiques.
- Pour cela il faut continuer à défendre qu’il ne peut y avoir de décroissance sans politique, et pas de politique sans théorie politique, donc pas de politique décroissance sans théorie de la décroissance politique : c’est ce que nous continuerons à faire à la Maison commune de la décroissance.
- Définition explicite de la décroissance comme « opposition politique ».
- Construction d’un cadre commun (et surtout pas d’une « ligne ») sous la forme d’un noyau commun (limites comme autolimitations, priorité à la vie sociale, dépense commune des surplus) autour duquel peuvent converger des rayons de controverses (en particulier oser poser ce que nous appelons les « questions difficiles »).
- Elaboration d’une « cartographie systémique » pour permettre à toutes les parties prenantes de la décroissance de se repérer sur des « trajectoires de décroissance » (territoires, temporalités, rapport aux institutions, à la technique, degré de politisation, « attitudes » socio-psychologiques). Cette cartographie est préparée académiquement en amont1, mais elle est ensuite façonnée en commun lors de nos participations à des rencontres.
Sur cette base, faire le point sur vos modes opératoires
- La MCD est forte du commun décroissant co-élaboré au fil des années, clair, robuste, radical, cohérent, enthousiasmant, qu’elle met à disposition de toutes celles et ceux qui le souhaitent depuis de nombreuses années,
- Pour autant, elle souffre d’une relative invisibilité, et d’une sollicitation moindre que certain.es de ses allié.es, que ce soit dans le champ décroissant ou celui plus large de la transition sociale et écologique. Il est par exemple notable que nous n’ayons pas été sollicités pour participer au livre collectif « Regards croisés sur la décroissance ».
- Depuis 2023, et grâce au don de la FPH, nous avons pu continuer une implication que nous avions amorcée en 2021, et sommes désormais en lien avec toutes les initiatives décroissantes qu’elles soient politiques ou sociales, et plus largement avec la grande majorité des initiatives de convergences appartenant au champ de la transition écologique et sociale: ceci amène une meilleure interconnaissance et de plus nombreuses collaborations et sollicitations.
- Depuis deux ans, les sollicitations en conférences, tables-rondes, et ateliers se sont donc accrues et nous honorons toutes les propositions d’interventions qui nous sont faites, ce qui donnent un bilan 2022 et 2023 relativement assez fourni.
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Perspectives 2024 pour nos modes opératoires
- D’une réponse aux sollicitations au fil de l’eau et au fil des actualités militantes nous allons passer à des sollicitations de participation à des événements où ne nous sommes pas encore présent.es en montrant en quoi notre contenu peut être accessible
- Nous portons désormais la conviction qu’aucune initiative décroissante ne doit plus se faire chacune dans son couloir mais doit toujours solliciter les autres acteurs du monde de la décroissance : c’est dans cette perspective que nous avons resserré les liens avec AlterKapitae, Décroissance le festival, le réseau international etc., auprès de qui nous portons cette conviction, désormais partagée…
- Nous allons porter des initiatives rassembleuses, et c’est dans cette optique que 2024 verra la première édition de la biennale de la « Caravane contre-Croissance » (pour la première édition, nous voudrions la présenter à Paris, et dans 2 ou 3 autres villes) qui a pour vocation de consolider le cadre commun au mouvement politique pour la décroissance et de rassembler des initiatives associatives qui incarnent des déclinaisons de la décroissance : sous la forme d’une série d’interventions brèves avec des intermèdes « festifs » (BD, chanson…).
- Dans les années à venir la MCD développera l’aspect formation auprès du monde associatif, des collectivités, des particuliers…
Pour conclure : le mode opératoire principal de la MCD est, et a toujours été, la coproduction et la consolidation du commun décroissant pour le mettre à disposition de tous.tes. Le sens pris par le développement est l’institutionnalisation de la MCD en tant que think-tank de la décroissance.
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Rendre compte de la dynamique associative (membrariat, collaborations, gouvernance).
- Favoriser la dynamique associative, c’est d’abord rendre plus lisible ce que nous portons et ce que nous faisons : nous avons en 2023 amélioré l’accessibilité du site par un travail approfondi de la page d’accueil et du « rubriquage » : https://ladecroissance.xyz/. Nous enregistrons avec satisfaction beaucoup de retours positifs qui décrivent le site comme une « mine » d’analyses et de définitions.
- La Coopérative et la Mutuelle, les deux groupes internes et structurants de la MCD se sont vus renforcés par l’arrivée de nouveaux membres impliqués, même si quantitativement chaque groupe est moins nombreux que les années précédentes : cela est dû à notre volonté de n’y inclure que des membres actifs et non pas spectateurs, ces derniers rejoignant le « groupe adhérent », auprès duquel nous avons amélioré notre communication.
- Depuis les (F)estives 2023, nous renforçons la dynamisation du groupe adhérent.es par des informations spécifiques (en dehors de notre lettre mensuelle), des sollicitations de participation aux projets, la mise en place des cafés décroissants mensuels tous les troisièmes samedis du mois, dans l’optique de faire aux difficultés de mobilisation et d’implications en dehors du noyau dur de l’association et en-dehors des temps forts que constituent les (F)estives de la décroissance.
PERSPECTIVES 2024
Axe 1 : Production de contenu idéologique : édition et diffusion
Mise en oeuvre de l’axe de travail relatif à la consolidation d’un corpus idéologique commun décroissant
- Publication du Manifeste de la maison commune de la décroissance
- Favoriser la présence médias (articles, interviews, recension, chroniques…), Encourager et participer à la visibilité globale de la décroissance : sortir du brouillard idéologique qui entoure la nébuleuse décroissante, savoir définir le concept, donner des propositions concrètes, Multiplier les conférences dans les territoires, En faire un outil de plaidoyer auprès du monde décroissant et associatif
- Publication des actes du colloque » Moins ! Une caravane contre-croissance à travers toute la France »
- Les livrets de la MCD
- Impression, édition et publication, Invention et rédaction de nouveaux formats (exemple : tracts Gallimard…), Vente en ligne, présences évènements partenaires, stands, village associatif, Rédaction d’un abécédisme
- Diffusion vidéo
- Alimentation de la chaine Youtube (interviews, portraits, questions politiques…), MOOC décroissance, Production de formats documentaires : des portraits des penseurs de la décroissance, un documentaire sur « La décroissance en France, une histoire politique ? »
- Formation des militants et militantes chercheuses
- Animation du groupe Mutuelle de la MCD et du groupe adhérent-es, Encourager la production d’articles par la pratique des savoirs remontés, Aide à l’organisation d’évènements locaux autour de la décroissance, Cafés-décroissance mensuels, Encourager la constitution de groupes locaux
- Veille et présence médiatique
- Revue de presse décroissante (recensement, analyse, droit de réponse), Tribunes de la MCD et collectives (médias nationaux, médias écologiques et alternatifs), Chroniques (médias en ligne, médias écologiques et alternatifs…),
- Création de la première fresque de la décroissance et d’outils de formations, voire de formations à la décroissance
- outil de sensibilisation des publics jeunes et des publics éloignés de la décroissance, effort de vulgarisation de la production des savoirs décroissants, des formations abordables et commandables dans les milieux professionnels proches de la décroissance ou souhaitant se poser la question
Axe 2 : Pérennisation et consolidation de notre stratégie de plaidoyer (processus « coming-out décroissant »)
La MCD souhaite s’orienter vers le développement de partenariats et de collaborations dans les années à venir. Après la consolidation du commun décroissant, il s’agit de réaliser une ambition de longue date : « aller vers » et « se nourrir en retour » du monde associatif, des ONG et des collectifs militants. Il s’agit dans un double mouvement d’approfondir les perspectives concrètes de la décroissance tout en offrant une cohérence idéologique et une perspective politique décroissante à ses associations en plaidant en faveur de son adoption.
- Mise en œuvre en 2024 d’un premier colloque (à vocation bisannuelle) « Caravane contre-croissance »
- Elaboration d’une manifeste / postition politique de la MCD comme préambule, Evenement itinérant dans plusieurs villes de France avec à la fois les acteurs du mouvement de la décroissance et le monde associatif partenaire, Moment de visibilisation du processus coming-out,
Le premier colloque aurait pour titre « Moins ! » Une caravane contre-croissance à travers la France, le 2ème « Lent! » « Une caravane contre-croissance à travers la France et le troisième « Ancestral! » « Une caravane contre croissance à travers la France » : car le plus, le rapide et le nouveau sont les trois modes de domination du monde de la croissance.
- Plaidoyer envers le monde associatif : Objectif : viser à minima la repolitisation du monde associatif (plancher) à l’inscription de la décroissance dans le projet politique associatif (plafond)
- Repérage et classement du monde associatif en fonction des axes de déclinaisons de la décroissance (réenpaysannement, écoféminisation, fin de l’extractivisme…), Prise de contact, rencontres, échanges et ateliers savoirs associatifs et décroissance, formations internes à la décroissance, Mise en place de points de controverse, aide à la réflexion, accompagnement à la rédaction de textes, manifestes, projet associatif à caractère politique, Production communes
Axe 3 : Structuration du réseau décroissant en France et en Europe
Consolider le réseau français décroissant et mettre en avant le tronc social de la décroissance auprès de ce réseau. Le constat est qu’aujourd’hui le paysage français est morcelé et manque de synergie et de cohérence idéologique, qu’il faut s’atteler à recréer. Le noyau idéologique de la MCD ainsi que son implication historique dans le mouvement sont deux atouts pour mettre en oeuvre cette remobilisation.
- Coalition réseau partenaires décroissants
- Observatoire de la Post-Croissance et de la Décroissance par la contribution à la revue « Mondes en décroissance » et aux évènements organisés
- Génération Ecologie par la présence à « Décroissance, le festival » et la formation politique des cadres du parti
- AlterKapitae par la production de textes communs, la co-organisatoon d’évènements et la participation à l’Agora de la décroissance
- La revue S!lence et le journal Moins par la parution d’articles et de chroniques
- Groupes belges et suisses décroissants par la reprise de contact
- (F)estives de la décroissance (tous les ans une semaine en été)
- avec une partie « rencontres »,: la décroissance en est le thème général, en général en partenariat avec d’autres membres du mouvement décroissant français ou européen : c’est l’occasion de travailler à restructurer le mouvement décroissant français
- avec une partie Les (f)estives avec un thème particulier chaque année : c’est l’occasion de consolider le commun idéologique décroissant
Axe 4 : La présence française au sein du réseau international de la décroissance
Intégration et pérennisation de la présence française au sein du réseau international de la décroissance, le International Degrowth Network par une participation active à celui-ci
1 Michel Lepesant, « Pourquoi une cartographie systémique des trajectoires de décroissance », Mondes en décroissance [En ligne], 2 | 2023. URL : http://revues-msh.uca.fr/revue-opcd/index.php?id=344
