Caravane contre-croissance ← présentation générale
L’idée générale : sur le souvenir de ce qu’ont été les « contre-grenelle » (et aussi forums de la désobéissance, de la gratuité) → organiser un événement de présentation générale de la décroissance en fournissant un cadre idéologique explicite qui permette à des intervenant.e.s et des associations d’y intégrer leur engagement singulier.
Ce que l’on reprend des contre-grenelle :
- L’enchaînement des formats assez courts (25’).
- Une seule grande salle + une librairie (pour nos propres publications + celle des intervenants et de leurs associations)
Quelle décroissance ? Une décroissance politique qui ne va pas à reculons vers une décrue économique, vers une décolonisation des imaginaires, vers une repolitisation.
Une telle décroissance radicale suppose que la croissance ne soit pas réduite à la seule croissance économique mais que le paradigme de croissance englobe un système économique (le capitalisme), un monde socioculturel (le libéralisme) et un régime politique.

Ce régime politique de croissance exerce son emprise par l’intermédiaire de tout une série de dispositifs qui ont en commun d’être des formes variées de dépolitisation : par les mirages de l’illimitisme, les fables de l’individualisme, les fictions de l’inégalitarisme.
Pour s’opposer à un tel régime politique – la décroissance comme opposition politique à la croissance -, il convient alors d’appuyer toute repolitisation sur l’éloge des limites (l’autonomie comme autolimitation), sur l’éloge de la vye sociale (l’interdépendance à tous les étages du vivant), sur l’éloge du partage (comme condition de l’abondance, ce qui amène à la question des surplus).
Ces éloges fournissent un cadre politique, celui d’une espérance. C’est que la décroissance permet d’espérer un monde vécu dans lequel chacun sentira bien que la liberté ainsi obtenue ne sera pas la condition d’une compétition mais celle d’une coopération.
Avec deux partis-pris :
- Ne pas se restreindre à 1 seule ville (Paris) mais répéter le format de l’évènement dans d’autres villes, sur un temps suffisamment court pour que cela fasse résonance. Reproduire le plus possible le même format de ville en ville : Toulouse, Tours, Paris.
- Le cadre idéologique proposé est celui de la MCD dont toute l’ambition n’est pas de définir la décroissance à partir d’un inventaire d’initiatives juxtaposées mais tout au contraire de proposer un noyau idéologique commun, et donc préalable.
Canevas général prévu

Balayage rapide de contenu possible :
→ Une politique des limites :
- Définir les limites (écologiques, sociales… + franchissables ou non, réversibles ou non…).
- Limites extérieures (des ressources) comme contraintes ou bien autolimitations (de nos désirs).
- Espace écologique (plancher-plafond) comme matrice de solutions.
→ Une politique de la vie sociale :
- Pas de pluralité sans communs préalables : la nature et la société.
- La vie sociale comme « plateforme » politique ; théorie de la reproduction sociale ; care ; subsistance ; écoféminisme.
- Préservation, entretien et continuité de la vye sociale comme objectif politique : par « vye sociale » nous entendons englober toutes les formes de l’interdépendance, qu’il s’agisse de la vie humaine, comme de la vie animale et de vie végétale.
→ Une économie politique de la dépense :
- Sortir l’économie du paradigme de la rareté et dé-penser l’abondance. Partir d’une « économie générale » (G. Bataille) et non pas d’une économie du point de vue de l’individu.
- Quelles institutions politiques responsables de la socialisation de la dépense ?
- Quelle démarcation entre part servile et part souveraine ? Que mettre dans les produits de « haute nécessité » (Liyannaj Kont Pwofitasyon) ?
