Un militant-chercheur n’est pas un chercheur qui serait engagé politiquement mais c’est celui qui produit des concepts si et seulement si il pense qu’ils peuvent aider à résoudre des contradictions entre des pratiques qui, faute d’une perspective commune, en sont venues à se perdre dans le faux-concret d’un « faire sans penser », d’un « agir sans réfléchir ».Lire la suite →

Et voilà le danger : « Si nous n’avons pas la force de détruire nous-mêmes l’énergie en surcroît… c’est elle qui nous détruit, c’est nous-mêmes qui faisons les frais de l’explosion générale ». Du point de vue de cette « économie générale », il n’y a selon G. Bataille que trois façons de dissiper cet excédent : la guerre, la croissance, la dépense.Lire la suite →

La crise de la sensibilité est aussi une crise sociale, c’est-à-dire un appauvrissement des relations à l’égard des autres. Pas de surprise alors si elle s’exacerbe quand il s’agit de la relation à l’étranger. Socialement, la crise de la sensibilité est une crise de l’hospitalité.Lire la suite →

Ce n’est pas d’une décroissance inéluctable dont nous avons politiquement besoin mais d’une décroissance possible. C’est là qu’il faut que les décroissants quand ils font des propositions sachent décliner le possible, en désirable, faisable et acceptable.Lire la suite →

Les déclinaisons de la décroissance sont des variations de la volonté, suivant les cas.
En voici tout une liste, incomplète : atténuation, autolimitation, cessation, contre-exode, décolonisation, déconnexion, décrue, démantèlement, démarchandisations, démobilité, démondialisation, démétropolisation, désaccoutumance, désincitation, déviriarcat, moratoire, partage, plafonnement, ralentissement, rationnement, relocalisation, ré-enpaysannement, ré-ensauvagement, récession, réduction,réparation, sevrage, sobriété, sortie du nucléaire et de son monde…Lire la suite →

Personne ne songerait à proposer à un addict de faire du sevrage un projet de vie : ni l’addiction ni le sevrage ne sont des projets de vie. Personne ne devrait donc songer à faire du temps de retour sous les plafonds de l’insoutenabilité écologique un « projet de société ».
La décroissance est d’abord un trajet, qui est porté par un projet.Lire la suite →

Nous pouvons lire, lors de la convention de Génération Écologie : « Alors j’entends dire, et c’est normal, « mais quand même, elle exagère… c’est vrai quoi, d’accord il faut réduire la voilure, mais mieux vaudrait parler de post-croissance, de projet ni croissant ni décroissant, mieux vaudrait parler de croissance sélective, de croissance de ceci mais de décroissance de cela, mieux vaudrait se dire a-croissant… ». Lire la suite →

Chacun a évidemment le droit de ne pas être « décroissant ». Mais cela devient plus difficile quand celui qui vient de se dire décroissant rajoute que « décroissance » n’est pas le mot adéquat. Il faudrait savoir !Lire la suite →