Sans dire que la question politique devrait refouler la question des conditions psychologiques il faut rappeler qu’il y a quelques risques de manquer une critique radicale de l’individualisme s’il s’agit seulement de « vivre l’effondrement ». De ce point de vue, nous devons rester quelque peu marxiste : « Ce n’est pas la conscience qui détermine la vie mais la vie qui détermine la conscience ».Lire la suite →

Quand la parenthèse du confinement va officiellement se refermer, nous savons bien que nous n’arriverons pas miraculeusement dans un monde décolonisé par l’imaginaire de la croissance, que l’économie aura beau jeu de réimposer ses narratifs, ses dettes, ses réajustements, qu’elle instrumentalisera une relocalisation cosmétique au service d’une souveraineté biaisée… Mais même à l’heure de leur revanche, nous disposerons d’un nouvel argument : oui, le politique peut prendre la décision de donner un coup de frein à l’économie. Nous en aurons vécu l’expérience dans notre chair.Lire la suite →

Du temps gagné sur le temps volé dans la condition salariale, du temps choisi, du temps pour soi, loin des « horribles séances de l’atelier ». Découvrir une nouvelle valeur d’usage du temps il ne s’agit pas d’un farniente, mais plutôt d’un otium D’un loisir actif à la romaine qui permet l’enrichissement philosophique et l’action politique. Bien que non formulé en ces termes, l’otium est bien la visée du prolophilosophe.Lire la suite →

Le droit de retrait est praticable mais avec modération, et pas pour les précaires. Le télétravail c’est surtout pour les cadres. Les autres vont au charbon – encore nos aïeux ! – avec encore moins de protection que les soignants. Bref, nous sommes dans l’incurie, Du latin incuria signifiant défaut de soin, négligence, insouciance. Oui, tout cela à la fois. Une incurie monstrueuse !Lire la suite →