Construire la masse critique

Construire la masse critique

Ebauche de proposition pour diffuser nos idées ailleurs que dans les médias. Proposition de méthode pour constituer la masse critique par le pied du projet.

Pour diffuser nos idées et les développer, il faut les confronter aux autres (individus ou organisations). A part les médias, il y a des tas de pistes.

Il s’agira collectivement de lister le maximum d’acteurs que nous estimons proches de nous. Cela nécessitera d’inventer et créer une méthode pour que la tâche soit la moins chronophage. La création d’un outil coopératif et ergonomique sur internet sera essentiel.

Pour constituer la masse critique, nous devrions effectuer :

a- un premier travail de recensement dans chacun de nos réseaux :

  • des chercheurs de toutes nationalités (tous domaines) en identifiant leur lieu de travail (Université, Institut, etc) ;
  • des étudiants (Master ou thèse ou Ingénieur) susceptibles de travailler sur l’OC et ses problématiques. Cette année, j’ai été interviewé par des groupes de lycéens et un étudiant en Master de Sciences Politiques.
  • des artistes (chanteurs, poètes, cinéastes, photographes, peintres, scuplteurs, plasticiens, conterus, clowns, etc.)
  • des acteurs de l’économie solidaire (La batailleuse, La Scierie, etc…;
  • des associations (Sortir du nucléaire, Attac, Transition town etc);
  • des partis ou organisations politiques ;
  • des syndicats.

b- Un travail de cartographie de tous ces contacts devra commencer concomitamment avec le recensement. Rendre visible, c’est-à-dire faire appel au visuel est primordial. L’usage d’un site qui fasse appelle aux constellations de réseaux ou mots clés pourrait être intéressant. Un travail de catégorisation sera également nécessaire.

c- Un travail systématique d’entrée en relation (dans le cadre d’une rencontre, par téléphone, par courriel) avec les acteurs recensés car nous avons besoin :

  • de les informer et les inviter à participer à la naissance d’un projet de société désirable que les OC veulent initier ;
  • de nous regrouper pour débattre et développer des idées (Relocalisation, revenu inconditionnel, etc…)
  • de (p)rendre confiance en nous et le nombre que nous représentons ;
  • de mutualiser et croiser nos regards sur le monde ave autrui dans le cadre de colloques, de conférences, de séminaires, de fêtes ;

d- Un travail d’anticipation qui nous permette de nous projeter dans le temps. Par exemple en programmant des séminaires sur trois ans. Se projeter dans l’avenir est peut être en soi performatif dans le sens où l’avenir n’exi(s)te que si on le désire. Concrètement : où se feront les (F)Estives 2O11-2012-2013 ? Après St Jean du Gard à l’hiver, où se fera le prochain séminaire et sur quels thèmes ?

Ce travail d’anticipation permet de contacter et “réserver” les intervenants, il permet de bloquer des dates pour attirer les motivés (Les dat(t)es donnent de l’énergie !) Cette année nous nous y sommes pris encore tardivement pour organiser nos rencontres.

Agir et penser, écrire pour agir et penser. Vivre.

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Annexe 1 :

Quel rapport entre la “masse critique” et un “essaim d’abeilles” ?

L’un des thèmes de Marlhes est justement de retrouver l’héritage du socialisme utopique, celui qui est associé au nom de Robert Owen plutôt qu’à celui de Karl Marx. Or, voici ce qu’écrit Elie Halévy, dans la note 1 de la première page de son Histoire du socialisme européen (1948) :

“[le mot socialisme] servait alors à désigner une tendance extrêmement populaire de Robert Owen, suivant laquelle par un libre essaimage d’associations coopératives, on pouvait arriver sans le secours de l’Etat, et même en révolte contre l’Etat, à constituer un nouveau monde économique et moral.”

Annexe 2 :

Tous ces travaux (herculéens) de recensement, de cartographie et d’anticipation qui sont proposés par Thierry, trouvent leur cohérence dans le cadre de cette plate-forme de convergence (qui faisait en quelque sorte partie de la dot que le MOC a apporté à la construction de l’AdOC).

A condition, évidemment, d’en faire un bon usage, c’est-à-dire un usage à destination de celles et ceux qui sont prêts à faire un bout de chemin avec les objecteurs de croissance, sans avoir besoin de se déclarer formellement en tant que tels.

Un texte et le schéma suivant essaient de formuler ce “bon usage” de la plate-forme :

Mésusage (centripète) et bon usage (ouvert) de la plate-forme

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