Après, c’est comme avant, « quoi qu’il en coûte »

Emmanuel Macron a adressé ses vœux hier soir aux « françaises, français ». Comme à chacune de ses interventions, ce fut trop long, plus touffu que précis, décevant même pour ceux qui en attendaient quelque chose : en bon communicant, Macron croit encore que le « ton » fait  » bon sens ». Et le voici plus « coach » des français.es que « président » de la république.

Beaucoup d’autosatisfaction, une touche de critique (« lenteur injustifiée ») mais toujours la même tentation jupitérienne de manager la France comme une entreprise, avec même une pointe de giscardisme quand quelques français.es sont réduit.e.s à leurs « prénoms et visages ».

Les commentateurs médiatiques sont en train de multiplier les polémiques de détail, mais en prenant grand soin de ne surtout pas évoquer l’essentiel. L’essentiel reste quand même que la politique macronienne de « progrès » n’est qu’un désuet saint-simonisme : « En 2021, quoi qu’il arrive, parce que nous nous y sommes préparés, nous saurons aussi relever les défis à venir… la poursuite de notre engagement pour le mérite, le travail, l’égalité des chances… »

Une société méritocratique, travailliste et compétitive : « quoi qu’il arrive », une société de croissance. Quel « défi », en effet !

Tout à l’opposé, une société décroissante reconnaîtrait l’utilité sociale de tou.te.s les contributions individuelles, se libérerait des aliénations et exploitations (contre les femmes, les hommes, la nature) portées par le « travail » et fonderait les liens sociaux sur la coopération et le partage.

C’est pour contribuer à la visibilité de telles valeurs que nous vous demandons d’adhérer à la MCD (la Maison commune de la décroissance).   Voilà nos vœux de convivialité, de sobriété, d’émancipation et de partage.

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