Ce qui est « essentiel » dans le monde de la croissance

A chaque « acte » de la pandémie, son lot de révélations. Après le confinement, est arrivé le déconfinement, période de vacances et de loisirs. Les « jeunes » en particulier ont été assignés à la fonction sociale de « faire la fête ». Une sorte de « spring break » généralisé : on y a appris que quand on est jeune on ne devrait penser qu’à faire la fête pour qu’après le temps des défoulements puisse venir le temps du sérieux, du travail et de la lutte acharnée pour réussir « à tout prix ».

Et maintenant surgit le reconfinement et sa polémique « essentielle » sur ce qui est essentiel et ce qui ne l’est pas. Quel spectacle sur les chaines dites d’info que t’entendre tous ces économistes libéraux jouer les candides et s’étonner qu’il n’y ait pas moyen de véritablement définir cet « essentiel ». Ah bon, parce que c’est seulement maintenant qu’ils découvrent que dans le monde de la croissance, la question du « produit » n’est jamais posée : l’essentiel n’est pas ce qui est produit, mais le profit qui en sera soutiré. L’important dans le monde de la croissance, chacun devrait le savoir, c’est de valoriser le capital, c’est que chacun ait un « emploi ».

Quant aux consommateurs à tout prix, qui peut attendre d’eux qu’ils tranchent l’hypocrite débat entre « petits commerçants » (le retour du cid-unati) et « grandes surfaces » quand on voit à quel point les bénéfices d’Amazon ou de Deliveroo sont en train d’exploser.

Vivement la suite : le re-dé-confinement… Et qu’on en revienne au plus vite à l’essentiel : métro-boulot-bistrot.

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