En temps de confinement, tout le monde y voit un « moment décroissance », et nous ?

En temps ordinaire, il n’est pas toujours facile de se dire décroissant. Mais aujourd’hui, en temps de confinement, c’est presque devenu une mode de parler de « moment décroissant ». Et paradoxalement, c’est encore plus difficile de rendre visible la décroissance, dans ce qu’elle défend vraiment. Car les habituels occupeurs d’écrans ne se gênent pas pour parler décroissance… à notre place.

Alors à situation exceptionnelle, il fallait un geste exceptionnel : proposer aux décroissants un texte écrit par et pour les décroissants. Pari doublement difficile :

  1. La récession économique que nous subissons déjà n’est pas la décroissance que nous choisirions.
  2. Le confinement tel qu’il nous est imposé – policier, autoritaire, centralisé, technologiste, insensible – n’est pas la décroissance des trajets, le ralentissement des rythmes de vie, le rationnement des dépenses, l’auto-organisation relocalisée que nous choisirions.

Et pourtant, dans ce que nous vivons tous, dans des conditions réelles très diverses, mais à une échelle globale incroyable, il y a bien des moments et des aspects que la décroissance devra ensuite mettre en valeur, et défendre.  

Tout cela a réussi à rentrer dans un texte équilibré, ce qui nous a permis d’obtenir tant de signatures françaises, mais aussi de nos amis belges et suisses. Ce type de réussite commune constitue depuis sa fondation l’un des premiers objectifs de la Maison commune : ce qui est une bonne nouvelle pour tous les décroissants.

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