Cela va faire bientôt 10 années qu’en sous-titre de toutes les (f)estives, nous ajoutons : pour une critique radicale de l’individualisme.
Ce fut encore le cas lors de cette édition 2025 :
- La rencontre avec Onofrio Romano, c’est la rencontre avec une critique radicale de la croissance, non pas comme économie, non pas comme monde socioculturel, mais comme « régime de croissance », comme régime politique de croissance. Onofrio Romano, par ses analyses tant historiques que conceptuelles, nous a montré comment l’idéologie libérale avait installé depuis quelques siècles des dispositifs de domination. Le point commun de ces dispositifs, c’est ce qu’il dénonce comme « horizontalisme », c’est-à-dire une façon soi-disant neutre de tolérer la liberté d’expression des individus mais en réalité une façon de neutraliser toutes les oppositions, tous les conflits alors que ce sont ces controverses qui nourrissent la discussion démocratique.
- Le focus sur la propriété est lui aussi venu buter sur la question de l’individualisme : car, au cœur de l’idéologie propriétaire, il y a cette rhétorique que la première des libertés individuelles, la plus naturelle, c’est la propriété privée. Le plus surprenant fut de s’apercevoir que cet individualisme peut venir se nicher même dans des discours apparemment attractifs quand il s’agit de lutter contre les dominations.
Bon, le mieux, c’est d’aller lire les comptes-rendus.
Et puisque dynamique il y a eu, alors il faut savoir la dépenser : c’est dans cet esprit que nous reprenons les rendez-vous du premier samedi du mois – les cafés-décroissance – qui seront pour le moment entièrement consacrés à un projet de fresque de la décroissance.
