Dimanche 24 Avril 2022, il est 19h59, toutes les chaines de télé affichent le compte à rebours du résultat imminent des élections présidentielles : d’ores et déjà, les sondages mettent en évidence un coude à coude ultra serré entre le « candidat en marche avant » et la « candidate décroissante en marche arrière » comme les avaient baptisé.es Libération, à l’issue du premier tour…
Rembobinons le film et faisons marche arrière.
Revenons à la campagne avec tous ces multiples candidats.
Alors évidemment, plus il y a de candidats, plus il y a de choix me direz-vous !
Oui, mais en même temps, plus il y a de choix, moins on ne sait qui choisir ?
Prenons un exemple tout simple :
Nous sommes devant la vitrine d’une superbe pâtisserie. Nous sommes très, très, gourmands. Tout nous fait très envie. Pourquoi ? Parce qu’on aime autant le chocolat, que le citron, le chou à la crème que la religieuse, le millefeuille que le baba au rhum…au final, on aimerait partir avec la pâtisserie entière mais on sait que cela n’est pas raisonnable. On sait qu’il va falloir faire des choix. On va s’en autoriser deux pour chacun, en se disant : j’en mange un pour midi et un autre pour ce soir. Voilà le problème d’avoir trop de choix.
Si dans cette pâtisserie il n’y avait que de la tarte aux pommes. Qu’auriez-vous acheté ?
Une tarte aux pommes.
Et s’il y avait le choix entre la tarte aux pommes et l’éclair au chocolat ?
Vous auriez le choix entre deux desserts.
La démonstration est faite.
Quand au premier tour, nous avons eu trop de choix, nous n’avons pas su choisir.
Personne n’a été capable et intelligible au point d’appeler à un rassemblement commun pour réunir les forces de chacun.
Chaque petit candidat a préféré vivoter dans son coin au lieu de se rejoindre tous ensemble pour former un grand parti d’opposition pour défendre les libertés d’autrui.
Bilan des courses aujourd’hui :
Le premier tour est passé sans que personne n’est rien voulu entendre et nous voilà à présent mis devant le fait accompli avec deux candidats dont personne ne veut.
Le peuple râle mais c’est le peuple qui a voté me semble-t-il ?
Ces élections ressemblent fort à une véritable mascarade.
Un qui avance, l’autre qui recule, comment veux-tu que… euh non je m’égare !
Une minute, il ne reste qu’une minute et le visage du ou de la gagnante pour les cinq années à venir va se dévoiler.
Allons-nous persévérer avec le même président du groupe « en marche avant » qui a fait ce qu’il a pu pendant son mandat : les gilets jaunes, les manifs, la covid, pas de masques, pas de vaccins, trop de vaccins…
Rappelons que son prédécesseur avait des jolies casseroles au derrière aussi : jamais un déplacement sans qu’il ne lui pleuve des torrents de pluies sur la gueule, des fientes d’oiseaux pile poil sur lui, et le coup du scooter, celui-là fut magistral…la tromperie de la première dame sur la une d’un torchon à scandale. Faut avouer qu’il a fait fort !
Ou allons-nous tenter l’alternative avec celle qui sort de nulle part, que personne ne connaît, et qui prône la décroissance ?
Allons-nous vraiment revenir à l’âge de pierre et refuser le progrès ? Allons-nous refuser tout système de consommation et nous mettre à cultiver notre jardin et à partager les fruits de nos cultures et pratiquer le troc ?
Soyons sérieux un moment, avant d’en arriver à un véritable modèle économique de décroissance il faudrait prouver qu’un pays l’a déjà pratiqué.
Nous ne vivons pas à l’époque des « amish » où ces gens vivent en totale autarcie et se marient entre eux et pratiquent la polygamie.
Alors, comme ces élections ne ressemblent à aucune auparavant et que je n’aime pas jouer à pile ou face, et que quand même on va élire un président pour cinq ans. Autant rester sérieux, je vais vous dire comment moi j’ai réfléchi avant d’aller mettre mon bulletin dans l’urne, car bien sûr j’ai voté comme tout bon citoyen.
Quand l’image se dévoilera, nous verrons bien si mes convictions sont passées ou pas.
Mais déjà, je tiens à dire que mon opinion est faite car j’ai bien réfléchi à cette question de marche avant ou marche arrière.
Voilà ma théorie ==>
Quel serait l’intérêt de repartir en marche arrière ?
- Regarder dans le rétroviseur
- Se faire un torticolis
- Faire une manœuvre pas simple pour tout le monde
- Risquer de créer un bouchon
- Risquer de créer un accident
En étant maintenant moins terre à terre :
- Refaire les mêmes erreurs
- Reprise des mêmes mesures inutiles
- Refaire ce qui a déjà été fait pour rien
- Remettre les 40 heures
Quel serait l’intérêt de repartir en marche avant ?
Je vais m’appuyer sur deux citations pour développer mes idées :
Le bonheur est comme un papillon : il vole sans jamais regarder en arrière. Lalonde
Aller de l’avant, ne jamais reculer devant les difficultés, voilà le courage véritable.
Sangare Oumar
Tout d’abord analysons la première.
Tout simplement cela évoque le fait de ne jamais regarder en arrière, car ce n’est pas le chemin que nous voulons emprunter pour avancer. En effet, on ne regarde pas dans le rétroviseur pour aller en marche avant, on regarde droit devant soi.
- Pour avoir une vue bien dégagée
- Pour avoir une vue d’ensemble
- Pour avoir une trajectoire
- Pour avoir une destinée ou destination
- Pour se diriger convenablement en fonction des obstacles
- Pour respecter le code
- Pour respecter les feux
- Pour ne pas se retrouver sur un rond point et tourner en rond comme un vrai con.
Pour analyser la deuxième.
Ne jamais reculer devant les difficultés et aller de l’avant.
Le moins qu’on puisse dire, qu’on le veuille ou non, n’importe quel homme ou femme politique à la tête de l’état faisant face à la somme de toutes les difficultés qui se sont accumulées pendant ce quinquennat aurait-il fait pire ou mieux ?
Il y a toujours quelqu’un pour critiquer et jeter la pierre mais quiconque se trouve dans des conditions pareilles à devoir prendre des décisions à la volée du soir pour le lendemain matin ?
Qui aurait mieux fait ?
Il est bien intelligent celui qui donne des leçons bien avachi dans son fauteuil avec sa bière à la main et sa clope à la bouche en disant : Président dégage !
Parce que le/la prochain sera mieux ?
On pense que c’est simple de gouverner un pays, encore faut-il être sacrément intelligent et subtil pour pouvoir louvoyer quand il s’agit d’œuvrer de certaines manières avec certains gouvernements.
Il faut en avoir du courage pour imposer ses choix de façon ferme et s’y tenir car il en va de l’avenir du pays qui désire aller de l’avant.
Si on veut soutenir le candidat « en marche avant », montons tous avec lui dans son véhicule subjectif, soutenons ses idées puisqu’avec toutes les déconvenues du quinquennat passé, il n’a pas pu mettre en place tout ce qu’il avait promis dans sa première campagne. Laissons-lui la chance de mener le pays dans un vrai quinquennat sans que rien ne vienne entacher ses idées.
Progressons et luttons ensemble pour obtenir un monde meilleur.
Nous avons vécu un, et même plusieurs confinements, qui nous ont démontré que nous étions capables de générer individuellement des tas de ressources.
Alors imaginez si nous mettions toutes ces ressources en commun, comme le monde de demain serait une richesse remplie de bonheur et de bien vivre ensemble.
Nous avons tant appris de tous ces événements passés dont nous ne voulons plus, et nous désirons nous tourner résolument vers un avenir adapté pour vivre mieux.
Il faudra que l’avenir « en marche avant » prenne en compte les priorités de chacun comme :
- Un jour minimum de télétravail
- Une heure de sport sur le lieu de travail non décompté du temps de travail
- Une crèche pour enfants dans tous les lieux de plus de 20 employés
- Un stationnement ou des tickets pour les moyens de transport
- Des tickets restaurant
- Une prime au mérite
- La semaine des 4 jours pour ceux qui arrivent à s’organiser
- Une augmentation des salaires
- Une augmentation du pouvoir d’achat
- Une baisse des taxes sur l’essence
- Une baisse des charges patronales pour favoriser l’embauche
- Une valorisation des personnels soignants
- Une valorisation de l’apprentissage
Pour l’inclusion des personnes en situation de handicap :
- Simplifier et accélérer les démarches
- Idem pour les aides aux allocations diverses et variées.
Soudain, l’aiguille de l’horloge passe sur 20 heure, le visage va se dévoiler et subitement l’écran de la télévision devient tout noir.
Nous sommes plongés dans un noir total. C’est le black-out. Nous regardons par la fenêtre et il n’y a plus de lumière nulle part. Toute la ville et la France entière est plongée dans le noir.
Vraisemblablement, ça n’est pas tout de suite que nous saurons qui sera le prochain qui gouvernera notre pays.
Mais qu’a-t-il pu se passer pour que le pays tout entier se retrouve dans un black-out total à ce moment très précis.
Ça ne peut être qu’un coup d’un mouvement d’intégristes quelconques voulant lutter contre tout gouvernement et voulant laisser la France aux Français. J’ai entendu ce slogan, il me semble dans une radio pirate mais comment gouverner sans gouvernement. C’est impossible !
Je ne sais pas comment ils se sont organisés mais ils ont bien ficelé leur attaque. Plusieurs groupuscules dispersés dans chaque centrales nucléaires alimentant chaque zone du pays. Tout bien coordonné, quand le top est donné par un signal, il n’y a plus qu’à tout stopper.
Je ne vois pas comment ça aurait pu se passer autrement.
Ça ne peut pas être une attaque extérieure au pays, ça n’aurait aucun sens.
Combien de temps cela va t-il durer ?
Le président sortant cherche des solutions, il réfléchit, demande même à sa femme, toujours de bons conseils, si elle a quelque chose à lui suggérer. Il fait les cent pas dans le noir. Bientôt, s’il ne s’arrête pas, il aura creusé une tranchée tant il arpente avec acharnement ce même trajet se creusant la cervelle. Puis, sa femme sans mot dire se dirige à tâtons vers l’immense cheminée qui trône au fond de cette salle de réunion des ministres, cherche avec de petits gestes un premier chandelier et fouille dans sa poche, prend le briquet et allume la première bougie, puis la seconde et la troisième. Elle fait de même avec le deuxième chandelier.
Son mari lui lance un regard l’air de dire merci mais ce n’est pas ce genre d’idée que j’attendais. En attendant, ils n’étaient plus dans le noir total.
Finalement, il décroche son téléphone vers le ministère des armées et demande qu’un bataillon se dirige vers la centrale nucléaire la plus proche pour voir si son intuition se vérifie.
Si cela est le cas, il va falloir envoyer l’armée dans chacune des centrales pour rétablir le courant dans tout le pays.
Le premier bataillon se met en route et arrive sur les lieux et effectivement, la centrale a été désactivée. Il va falloir appeler du personnel qualifié pour faire repartir les machines en toute sécurité.
Le personnel de la centrale est rappelé et il en est de même pour tous les personnels de toutes les autres centrales. On leur demande de se tenir prêts.
L’armée se déploie sur chaque site et découvre exactement la même chose. Les personnels sont donc appelés sur place pour travailler et tout remettre en ordre.
Le président en est sûr maintenant, il s’agit d’un coup d’activistes.
Pas de terroristes sinon ils auraient demandé des rançons ou fait sauter une centrale.
Non, ils ont fait ça pour emmerder la présidence, la campagne, les politiques, les partis et tous les piques-assiettes qui gravitent autour de ce petit monde.
On stoppe tout, juste avant les résultats histoire de bien faire chier tout le monde.
Les deux candidats aux premières loges en premier forcément.
Ah, mais aussi les instituts de sondages doivent être bien emmerdés en ce moment.
Eux qui bouffent tous les jours la laine sur le dos des moutons que sont ces candidats.
Là, ils n’ont plus rien à se foutre sous la dent.
De toutes façons, tant que le courant ne sera pas rétabli, personne ne pourra rien faire.
Ils peuvent bien tous faire des plans sur la comète et les journalistes anticiper des articles sur les deux futurs vainqueurs en attendant, sait-on jamais !
Ils écrivent sur le candidat sortant « qui marche en avant » qui l’emporte et ils écrivent sur la candidate « qui va en marche arrière » et qui l’emporte en créant la surprise.
On ne pourra pas dire, tout le monde cherche à s’occuper pendant ce black-out ne sachant pas si et quand la lumière reviendra.
Seuls les communs des mortels devant leur écran de télévision restent à la merci de cette immense panne.
Les gens se retrouvent sur les balcons et se mettent à papoter. Certains ont des bougies, d’autres des lampes de poche, et ils échangent leurs opinions sur le potentiel vainqueur.
On ressent bien dans leurs débats d’opinion que rien vraiment ne se dégage. C’est vraiment une drôle d’élection !
Soudain la lumière réapparaît dans les rues, les gens se précipitent chez eux pour rallumer leurs écrans. Tout revient, les émissions en direct, mais elles ne peuvent pas diffuser encore le nom du futur président. Il faut différer le temps que tout le monde ait pu regagner son domicile, les employés qui ont bossé sur les centrales et les bataillons d’armée qui se sont rendus sur sites.
La candidate « qui va en marche arrière » aimerait bien tout d’un coup qu’on appuie sur le champignon comme si on se trouvait sur le circuit des 24 heures du Mans ! Là tout à coup, il faudrait aller en avant à toute allure au risque de se faire flasher par un radar ! Mais qu’importe, l’attente est insoutenable.
Quant au candidat « qui va en marche avant », il continue toujours dans la même direction en se disant qu’au pire, il n’aura jamais fait marche arrière ! Il continue d’y croire car malgré tout tout, il veut que la France soit en mouvement, il veut que ça marche !
Tout le monde est rivé à son écran, la tension est palpable, les commentateurs meublent par quelques banalités, les sondeurs n’osent même plus annoncer quoique ce soit tant ça reste dans un mouchoir de poche. Chacun retient son souffle car il voudrait que le candidat qu’il a choisi soit le nouveau président.
Le suspense est à son comble. Le compte à rebours est lancé.
5-4-3-2-1-0
Et enfin se dévoile un mix des deux visages. Impossible ! Encore un trafic ou un coup pour ne pas qu’on sache.
L’homme qui va de l’avant et qui ne perd jamais son sang froid, fait venir l’huissier de justice qui détient les résultats.
Il ôte le cachet de cire, décachète l’enveloppe et sort le carton de l’intérieur.
Le président est : le président sortant « celui qui va en marche avant » qui continue sa course vers l’avenir.
Il sort sur le parvis de l’Élysée et prononce son premier discours de son nouveau mandat.
Mes chers compatriotes, merci de m’avoir renouvelé votre confiance. Nous avons de grandes choses à faire à présent.
Nous avons tant appris du passé mais l’avenir se passe devant nous et c’est en allant de l’avant que nous mènerons notre grand pays vers un mieux vivre-ensemble. Défendons nos libertés !
Parce que défendre la liberté ce n’est pas permettre à quelques uns de s’affranchir des limites, mais permettre à toutes et tous de bien vivre ensemble.Alors, mettons-nous de suite en marche avant !
