Histoires

La Maison commune de la décroissance (MCD) résulte d’une double histoire :

  1. une histoire générale de la décroissance politique en France, au travers de trois “entités” principalement : le MOC, l’AdOC et le PPLD
  2. l’histoire particulière du “processus” qui a abouti à la MCD : Les bâtisseurs de la Maison commune de la décroissance (MCD) ont tenté depuis octobre 2015 une voie exigeante : à partir d’une invitation envoyée à tous les partisans politiques de la décroissance, s’engager d’emblée dans la voie de la solidité idéologique, aller au plus enfoui du monde de la croissance que nous critiquons pour en débusquer les racines les plus profondes. Quelle est l’hypothèse politique qui justifie une telle exigence ? C’est que tout manque de radicalité en amont ne pourra s’attaquer qu’à des symptômes et non seulement laissera intactes les causes mais ne fera que les renforcer : c’est évident si l’on accepte enfin de tirer leçon des échecs répétés tant du côté de la gauche de la gauche que du côté des écologistes. Il en résulte deux façons opposées de construire une « Maison commune » : par le toit ou par les fondations. Par le toit, pour abriter tout le monde et renforcer cette conception libérale selon laquelle une société résulterait d’abord de l’addition volontaire des individus qui la composent. Par le sol, celui des fondations et de la solidité, et qui se justifie d’abord par un travail de réflexion critique sur les fondements du monde de la croissance, tout particulièrement l’individualisme et l’historicisme du progrès.